Imago, la plateforme vidéo de la transition, par et pour les citoyens

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Le « Netflix écolo », « l’anti-Netflix », ou encore le « Netflix de la transition écologique » a vu le jour il y a un mois environ, mais quelle est donc cette nouvelle plateforme vidéo de la transition nommée Imago ? MMazette a voulu en savoir plus !

Faciliter la vie des créateurs de contenus, oui mais pas que, Imago a aussi la volonté de diffuser de manière gratuite, sans abonnement, ni inscription, un contenu de qualité et de mettre créateurs et spectateurs en relation. En proposant une offre alternative et diversifiée de contenus, Imago entre en résonance avec les problématiques environnementales auxquelles notre société est confrontée. Elle répond également à la curiosité de citoyens qui ont le besoin de mieux comprendre les enjeux de la transition écologique.

Sur Imago, les contenus mis à disposition le sont en fonction du respect des valeurs de la plateforme, mais également en fonction de leur conformité à la ligne éditoriale. Celle-ci prévoit de dédier Imago aux contenus audiovisuels engagés dans la transition : qu’il s’agisse d’une analyse critique et bienveillante des modèles dominants en place dans les pays occidentaux, ou qu’il s’agisse d’une mise en lumière de modèles alternatifs.

Sur Imago, les contenus proposés sont variés, tout comme les thématiques : l’écologie, la spiritualité, l’éveil des consciences, les économies dites hétérodoxes, la décroissance, les monnaies libres, crypto-monnaies ou monnaies locales, ou encore les énergies renouvelables.

Un pari ambitieux et nécessaire dont nous avons discuté avec  Nicolas, l’un des co-fondateurs d’Imago, qui a tout plaqué il y a deux ans pour partir en quête de sens.

Qui se cache derrière Imago ?

Nicolas : Une énorme multinationale !!! Non, en fait nous sommes 2. Felipe, qui travaille dans les énergies renouvelables et moi, Nicolas. Il s’agit d’un projet associatif et bénévole. Nous avons eu l’idée alors que nous travaillions sur un projet, lui aussi associatif, de web magazine sur internet : « Les Gens Qui Sèment ». Mais bien sûr, nous avons été aidés par beaucoup d’amis. Yvan, Hakim et Antoine pour les réflexions sur les valeurs et la ligne éditoriale. Margot pour les questions juridiques, Aurélie qui nous a offert le logo et trouvé le nom d’Imago, Amélie et Élodie pour la communication. En support technique il y a également Marc et Benjamin. Florent nous conseille sur les contenus, et près de 50 personnes nous ont aidé à tester Imago ces trois derniers mois.

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Pourquoi cette nouvelle plateforme ?

Nicolas : Parce qu’il nous semblait qu’elle manquait ! 🙂 D’ailleurs, le merveilleux accueil que nous avons reçu depuis le lancement semble nous le confirmer, et nous en sommes vraiment heureux.

Il y a un an et demi, nous avons participé au Salon Alternatiba. 150 personnes sont passées sur notre stand et beaucoup, bien que militantes, et à la recherche de contenus vidéo, ne connaissaient pas la plupart des émissions que nous leur présentions. Dans le même temps, alors que nous travaillions sur « Les Gens Qui Sèment », il nous était apparu qu’en tant que créateurs il était très difficile de faire connaître notre production.

Quelles sont les grandes valeurs d’Imago ?

Nicolas : Nous avons écrit une charte pour poser tout cela sur le papier. Mais nos valeurs tournent principalement autour de 3 grandes idées.

Tout d’abord, la protection du vivant et de la nature.
Nous avons intégré à notre charte la « Charte sur l’environnement de 2004 » et la « Déclaration Universelle de la Terre Mère ».

La seconde valeur est la déontologie et l’honnêteté intellectuelle dans la démarche de création. Bien sûr le contenu est militant, mais nous ne voulons pas basculer dans une posture idéologique.

Enfin, la troisième valeur est l’accès libre à l’information. Nous nous inscrivons dans la démarche des militants libristes, qui travaillent pour un internet libre. Nous sommes favorables à l’Open Source (le code libre) à l’Open Access et à la neutralité du net.

Ce que nous recherchons avant tout c’est une vraie cohérence. Que l’on se dise en naviguant : « Pas de doute, je suis sur Imago » !

Imago est une plateforme collaborative, ça veut dire qu’on peut soumettre des contenus et les commenter ?

Nicolas : Oui, nous recevons d’ailleurs tous les jours des propositions de contenus, près d’une cinquantaine d’émissions, de podcasts, de courts-métrages ou de docu depuis notre lancement il y a un mois.
Nous avons un peu de mal à suivre pour regarder tout ça, mais nous tenons tout de même à intégrer progressivement ces contenus. Nous l’avons déjà fait pour un podcast, 2 docu et 3 courts-métrages.

A terme ce processus sera automatisé et auto-géré (via un site dédié) et cela nous facilitera la vie, et rendra le site encore plus collaboratif.

Des fonctionnalités coopératives vont également arriver dans les prochaines semaines ou mois. Notamment des commentaires, des notes, mais aussi des quizz, des « mini-sondages », et plein d’autres surprises.

Allez-vous produire vous-mêmes des contenus ?

Nicolas : Nous avons déjà fait de la production, c’est même comme ça qu’Imago a germé, via « Les Gens Qui Sèment ». L’émission est actuellement en standby mais notre but est clairement de refaire à terme de la production. Nous souhaiterions également faire plus précisément de l’aide à la production, en aidant au financement de nouveaux contenus que nous ne feront pas nous-mêmes.

A titre personnel, j’ai tout de même quelques projets de créations, et j’espère qu’Imago sera un jour pour moi aussi une aide pour les lancer, comme pour n’importe quel créateur. C’est vraiment le but d’Imago que de faciliter le lancement de nouveaux projets vidéo.

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Quel est votre coup de coeur à ne pas manquer ?

Nicolas : J’en ai plein, je suis un fan absolu d’Imago ! 🙂 Mais je peux citer 2/3 exemples par catégorie, et notamment, « Chrono » et « En vert et contre tout » dans les émissions.
Le documentaire « The internet’s own boy » relate l’histoire d’Aaron swartz à qui Imago est dédié.
Le dernier docu a m’avoir collé une claque est « Un monde sans humains » de Philippe Borrel.
Et sinon, 3 courts-métrages incontournables : « La valse mécanique », « La rapiette » et « Jeu de société ».
Pour les musiques, il n’y a pour l’instant qu’un album, c’est facile ! C’est Kalune, et je suis un grand fan de l’artiste et de l’homme !

Vous avez désormais de quoi remplir vos soirées ! Et si en tant que créateur vous souhaitez soumettre vos contenus, sachez que les critères sont les mêmes pour les web séries, les émissions, les docu, les podcasts et les courts métrages. A savoir, il faut être en phase avec la ligne éditoriale et les valeurs d’Imago. Pour la musique, et la future catégorie humour, la conformité à la ligne éditoriale et aux valeurs sera un peu plus subjective.

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