Arsène les espadrilles

Arsène, c’est le nom de la jolie marque d’espadrilles découverte via les superbes photos de Pow Roussely. Ses photographies nous permettent de remettre les pieds au Pays-Basque – Oh joie ! Mais aussi de découvrir deux créatrices pour qui le plus important c’est de continuer à s’amuser et de vivre de ce qu’elles aiment ! Rencontre avec Charlotte, l’un des deux créatrices d’Arsène !

Mais qui êtes-vous ? Et comment est né le projet « Arsène » ?

Arsène, c’est Audrey et Charlotte (moi-même). Deux jeunes filles « dans la fleur de l’âge », originaires du Pays Basque, plus précisément de Mauléon, capitale de l’espadrille.
Nous sommes amies depuis un long moment (on se subit depuis la sixième), et nous avons décidé un jour de 2012 de créer notre propre marque d’espadrilles : Arsène. Magnifique prénom, à l’image de nos espadrilles, désuet et revenu à la mode.

Quel regard avez-vous aujourd’hui sur la mode et sur la consommation ?

C’est très drôle parce qu’on se sent vraiment en décalage avec le monde de la mode pur et dur. On vit à Bayonne toutes les deux, loin des catwalks et des ambiances bloggeuses. D’ailleurs on rigole souvent avec Audrey, on se regarde en disant « on travaille dans la mode » et ça nous fait tout simplement beaucoup rire! Bien sûr, on suit les tendances années après années, mais on fait surtout ce que l’on aime. Notre produit est très accessible, tout le monde peut le porter. C’est ça qui nous plait dans la mode, c’est créer ce que l’on aimerait nous-même porter tous les jours.
En ce qui concerne la consommation, on vend un produit donc on est en plein dedans. On reste dans des quantités que l’on peut considérer comme petites dans le monde de l’espadrille, on n’est pas vraiment sur un schéma de conso de masse chez Arsène !

Le but est simplement de vivre d’une activité que l’on aime, pas d’arroser le mode entier.

Le nom « Arsène » et vos photos sonnent « positifs », c’est important pour vous de proposer des produits qui potentiellement donnent le sourire, rappellent les vacances, la plage, le soleil ?

C’est vrai que des photos « Dark métal » pour des espadrilles, ça aurait pu être un angle être intéressant….mais non. Oui, Arsène c’est l’été, le soleil ! On dit souvent que l’on aime retrouver nos espadrilles dans des moments que nous apprécions : lors d’un concert, d’un verre en ville avec des amis, ou lors une ballade à la plage. Nos espadrilles peuvent être portées à tout moment (sauf les jours de pluie : les espadrilles n’aiment pas vraiment l’eau !).

Lorsque vous produisez vos espadrilles, vous impliquez-vous en faveur de l’environnement ? Si oui, pourquoi est-ce important pour vous ?

Pour le moment on ne développe pas réellement un côté « environnemental » sur nos espadrilles. C’est un produit plutôt naturel à la base, composé de trois éléments: le tissu (origine : France, Espagne et Italie généralement), la corde et le caoutchouc fabriqués à Mauléon.

Vous produisez en France, pourquoi ? C’est pas trop compliqué ?

En premier lieu, nous avons vécu toute notre enfance à Mauléon (64, Pyrénées Atlantiques), donc créer des espadrilles ailleurs que dans la ville où nous avons grandit et qui est la capitale MONDIALE de l’espadrille. Il y aurait eu un petit raté quelque part! Créer chez nous, en France, au Pays Basque, c’était juste une évidence. Et puis Mauléon est une ville qui a énormément vécu autour de ce produit et qui en a aussi connu les hauts et les bas. Dans les années 60-70, il y a avait environ une vingtaine d’entreprises qui vivaient autour de l’espadrille aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 ou 6 autour de chez nous. On est contente de faire travailler l’économie locale.

MMAZETTE vous donne une baguette magique vous changez/faites quoi ?

Waou. Ca c’est de la question compliquée. Je vais pas vous faire une réponse à la Miss France en répondant « la faim dans le monde » ou « la paix pour tous », même si ça pourrait être au final plutôt cool. Alors je vais dire : réduire la taille de mes orteils, et je prends la place d’Audrey qui aimerait je suis sûre gagner un ticket gagnant à l’Euro-million.

Alors si vous êtes curieu(se)x, Arsène est à retrouver sur le web mais aussi dans une trentaine de points de vente en France (Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Biarritz…), en Belgique mais aussi un tout petit peu au Japon !

Bisous – de la part d’Audrey et Charlotte !


Toutes les photographies de Pow Roussely sont à retrouver sur son site.

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